Monthly Archives: février 2013

Chagall à Paris et Nice

Une des grandes expositions de ce printemps s’ouvre au Musée du Luxembourg à Paris. Chagall, entre guerre et paix, retrace jusqu’au 21 juillet 2013, l’itinéraire d’un peintre errant qui quitte définitivement en 1925 pour Paris sa ville natale de Vitebsk (Bielorussie), mais ne l’oubliera pas dans sa peinture. Pas plus qu’il n’oubliera ses racines juives, elles aussi omniprésentes.
Il reste aussi fidèle à la narration, à la figuration, même si ses personnages volant ou flottant dans ses peintures  détonent à l’heure du surréalisme et du  cubisme. Chagall nous apparaît avant tout comme un poète, un visionnaire nourri de son folklore et de son terroir.

2013 marque le quarantième anniversaire de la mort de Chagall, et les expositions vont se succéder tout au long de l’année. En plus des quelque 100 peintures exposées au Musée du Luxembourg, le Musée national Chagall à Nice présente lui aussi une soixantaine d’oeuvres du Maître jusqu’au 20 mai 2013 sous l’intitulé Marc Chagall, d’une guerre l’autre. En attendant Marc Chagall, Devant le miroir, exposition au Grand Palais à Paris du 15 juin au 7 octobre 2013.

Abondance de biens ne saurait nuire, voilà qui ne peut que réjouir les amoureux de la culture russe et de la peinture en général.

Marc Chagall, La danse (détail), 1950-1952

Marc Chagall, La danse (détail), 1950-1952

Andreï Makine s’empare de Catherine II

Certes, le livre est écrit en français et non en russe, comme tous les livres d’Andreï Makine (sauf son premier: La Fille d’un héros de l’Union soviétique, 1990). Mais l’auteur de Le Testament français (prix Goncourt en 1995) revient encore et toujours à sa Russie natale et son histoire sanglante et chaotique.

Andrei Makine_Une femme aimeeAvec Une femme aimée (Seuil, 364 pages, 21€), Andreï Makine s’empare du personnage de l’impératrice Catherine II, aux multiples favoris (le prince Potemkine en particulier) mais dont un seul, un dénommé Lanskoï, l’aurait vraiment aimée. Et en fait le sujet d’un film par un certain Oleg Erdmann dans l’URSS de Brejnev puis dans la Russie d’Eltsine.

Un livre qui pointe déjà à la dixième place du classement des meilleurs ventes de l’Express…

Les Ames mortes de Gogol au Théâtre 71 de Malakoff

Le chef d’oeuvre de Gogol revient au Théâtre 71 à Malakoff (92), en français mais dans une mise en scène de l’auteur russe Anton Kouznetsov. Les Âmes mortes sont un poème fleuve, qui autopsie sans pitié mais avec drôlerie la trivialité de la vie et la mesquinerie de l’homme capable d’acheter des morts pour faire passer un propriétaire théorique pour plus riche qu’il n’est…

Séances du mardi 19 février 2013 au samedi 23 février à 19h30 (mardi, vendredi) ou 20h30 (mercredi, jeudi, samedi) au Théâtre 71. Renseignements et réservation en ligne:
http://www.theatre71.com/Les-ames-mortes.html

A noter que le samedi 16 février, Théâtre 71 propose une rencontre avec le traducteur des Âmes Mortes, André Markowicz. De langue maternelle russe, il est connu pour avoir traduit en français tout le théâtre de Tchekhov, tout Dostoïevski, tout Gogol, et entreprend tout Shakespeare. Pas de thèse particulière, mais des considérations sur la traduction, sur sa pratique, sur ce qu’elle implique, met en jeu et, surtout, sur son impérieux sens du détail.

Les Âmes Mortes de Gogol

Les Âmes Mortes de Gogol

« Dans la brume » de Sergeï Loznitsa

Christian et Philippe du Centre de Langue Russe vous recommandent vivement ce très grand film (« meilleur film de l’année » selon eux), déjà remarqué lors du dernier festival de Cannes. Dans la brume se déroule en 1942 en Biélorussie occupée, où il est parfois difficile de savoir qui est un héros ou un  traître, et pourquoi. Un film qui « interroge les ressorts de la culpabilité, du remords et du courage au coeur du chaos » selon Télérama.

Et à voir en vo, vous suggère Olga, les dialogues étant faciles à comprendre!

Dans la brume film