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Festival du film russe à Paris 2021

Cette 7ème édition du film russe à Paris, du 28 juin au 6 juillet 2021, s’intitule « Quand les Russes nous bouleversent ». Et oui, le cinéma russe a de quoi nous bouleverser, films classiques comme cinéma contemporain, les deux étant à l’honneur dans ce festival du film russe.

D’abord ne manquez pas le dernier film d’Andreï Kontchalovski, Chers Camarades, au cinéma Le Balzac (75008) le mardi 29 juin à 19h et le dimanche 4 juillet à 19h (NB: le film sort aussi en salles le 1er septembre). Chers camarades, Prix spécial du jury à la dernière Mostra de Venise, se base sur des événements vrais et dissimulés pendant 30 ans : une grève en 1962 dans une usine de Novocherkassk (à côté de Rostov dans le sud de la Russie) sévèrement réprimée par l’armée et le KGB qui bouclent la ville et tirent sur les grévistes. L’héroïne principale, Lioudmila (l’actrice Yuliya Vysotskaya), fonctionnaire zélée du Parti, cherche sa fille disparue qui faisait partie des grévistes. Andreï Kontchalovski non seulement a tenu à recréer fidèlement l’ambiance de l’URSS d’alors, mais surtout expose les contradictions de l’âme humaine prise en tenailles. Celle de Lioudmila, stalinienne convaincue mais aussi mère désespérée par la tournure des évènements. Et celle de fonctionnaires du parti et de cadres du KGB, dépassés par cette grève inattendue et qui hésitent entre répression dure et préoccupations plus humaines. Magistral!

Andreï Kontchalovski Cher camarades

Et comme ce Festival du film russe rend hommage à Andreï Kontchalovski, pas moins de six de ses films sont à l’affiche, dont La romance des amoureux (1974 – le préféré d’Olga) et Sibériade (1978), ainsi que quatre films choisis par lui-même dont le classique Quand passent les cigognes (1957). Sans oublier une master class avec le Maître lui-même en visioconférence le samedi 3 juillet 2021.

La traditionnelle compétition pour le Grand Prix voit s’affronter cinq récents longs métrages d’auteur dont un film yakoute, L’épouvantail. Le blockbuster russe de l’année 2020, le thriller Texto de Kim Shipenko, sera quant à lui film de clôture de ce Festival du film russe. en présence de l’écrivain Dimitri Gloukhovski, scénariste du film et auteur des très connus romans de science-fiction Metro 2033 et Metro 2034.

Parmi les grands classiques, notons Esclave de l’amour (1975) de Nikita Mikhalkov, Moscou ne croit pas aux larmes (1979) de Vladimir Menchov et L’enfance d’Ivan (1962), premier film d’Andreï Tarkovski.

Programmation détaillée sur le site du Festival du film russe.

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