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Rock russe: Shortparis

Shortparis est un groupe de rock russe de Saint Petersburg de plus en plus apprécié, en Russie et même en France, s’enthousiasme notre élève Caroline Bodin. Editrice et journaliste du webzine Hors-d’oeuvre consacré à la pop culture, food, l’oenologie et musique, elle est allée en décembre 2019 aux Transmusicales de Rennes interviewer LE groupe de l’année 2019. Pas moins! A découvrir ICI.

Journées européennes 2020 du livre russe

Depuis maintenant onze ans, l’association France Oural organise un festival de littérature russe à la Mairie du 5e arrondissement de Paris. Les nouvelles traductions littéraires vers le français sont au cœur de l’événement qui chaque année s’articule autour d’un thème central. Cette année, les samedi 8 et dimanche 9 février 2020, l’espace russophone est à l’honneur: Caucase, Asie Centrale, Sibérie et Extrême Orient contribuent à la réalité foisonnante de la littérature russe.

Ces Journées du Livre Russe réuniront de nombreux auteurs qui vivent à travers le monde mais écrivent toujours en russe : Andreï Antipine, Yuri Barashkov, Mikhaïl Chichkine, Lev Danilkine, Andreï Guelassimov, Boulat Khanov, Sergey Kuznetsov, Ludmila Oulitskaïa, Zakhar Prilepine, Kirill Privalov, Dina Rubina, Igor Saveliev, Olga Slavnikova, Sergueï Soloükh et Evgueni Vodolazkine. Olga vous recommande particulièrement ses deux auteurs favoris: Ludmila Oulitskaïa (dimanche 9 février de 14h30 à 16h), prix Medicis du roman étranger pour Sonietchka en 1996; Dina Rubina (samedi 8 février de 15h45 à 17h) dont le roman Du côté ensoleillé de la rue inspiré de son enfance à Tachkent est enfin sorti en français fin 2019.

Point d’orgue de la manifestation, la remise du Prix Russophonie, le samedi soir, distinguera la meilleure traduction littéraire du russe vers le français. Et en hors d’oeuvre (zakouski), le cinéma Grand Action (5, rue des Ecoles 75005) jeudi 6 février à 20h une projection de La Steppe (1977), film de Serguei Bondartchouk d’après la nouvelle d’Anton Tchekhov.

Programme détaillé sur le site de France-Oural.

Oncle Vania en ouverture des « Saisons russes » à Paris

2020, pour laquelle toute l’équipe du Centre vous présente ses meilleurs voeux, sera l’année de la Russie en France! Après l’Allemagne en 2019, les « Saisons russes » débarquent en France. Ce festival, auquel s’associent plus de 100 importants établissements culturels et ensembles créatifs de Russie, proposera des événements tout au long de l’année à travers la France.

En ouverture officielle, le Théâtre de l’Odéon propose du 16 au 26 janvier 2020 Oncle Vania d’Anton Tchekhov dans une nouvelle mise en scène de Stéphane Braunschweig. Familier de l’œuvre de Tchekhov, Stéphane Braunschweig l’aborde pour la première fois dans sa langue originale : cet Oncle Vania, créé au Théâtre des Nations de Moscou, est le fruit de sa collaboration avec une distribution exceptionnelle réunie pour l’occasion, héritière de la grande tradition russe du théâtre d’art. Et avec un accent particulier mis sur le dérèglement climatique à travers le personnage d’Astrov qui se désolait déjà de la destruction de l’environnement par l’Homme.

Renseignements et réservations sur le site du théâtre.

Noël avec les Editions Borealia et la Russie du Grand Nord

Les Editions Borealia d’Emilie Maj, c’est bien plus que les carnets de notes et agenda perpétuel russes dont nous vous avons déjà parlé. Ethnologue de formation Emilie Maj s’est prise de passion pour les régions et peuples du Grand Nord russe: Yakoutes, Mongols et Bouriates (lac Baïkal), Mansis (Sibérie occidentale), etc.

Borealia publie ainsi des recueils de contes populaires, ainsi que des romans, CDs et DVDs d’auteurs, chanteurs et cinéastes de ces régions. Et pour les enfants, la collection « Les Nordiques jeunesse » propose contes et romans sur les mêmes thèmes et écrits ou illustrés par des artistes du cru.

Et comme Emilie Maj est aussi alsacienne, son héros Petit Renne a aussi droit à une édition bilingue français-alsacien de son bestseller Petit Renne a peur de tout. Benoît, le mari alsacien d’Olga, applaudit des deux mains…

Pour trouver ces cadeaux de Noël originaux, rendez-vous sur le site ou directement à la boutique Borealia (33 rue de la Villette, 75019)

Russkaya literatura

Après le cinéma, place à la littérature! Le salon « Russkaya literatura » s’installe du vendredi 6 après-midi au dimanche 8 décembre 2019 inclus au centre russe du quai Branly à Paris. Une vingtaine d’éditeurs seront présents ainsi qu’une trentaine d’auteurs russes et autant de français! Parmi les plus connus, Hélène Carrère d’Encausse et Vladimir Fedorovski viendront présenter leur dernier livre (respectivement La Russie et la France, de Pierre le Grand à Lénine et La grâce venue des neiges) tandis que Marek Halter et David Foenkinos participeront à des débats et tables rondes. Parmi les petits éditeurs, nous vous recommandons Borelia avec de très intéressants recueils de contes des peuples du nord de la Russie (yakoutes, mongols, etc.) et de très beaux contes pour enfants, en français bien sûr.

Renseignements pratiques sur le site de Russkaya literatura

Regards de Russie: semaine 2019 du cinéma russe à Paris

Cette 17ème édition de « Regards de Russie« , le festival du film russe à Paris, a lieu du 13 au 19 novembre 2019 et comme d’habitude au cinéma Arlequin (75006), et accessoirement au Majestic Passy (75016) et au Centre Orthodoxe Russe (75007) pour une séance chacun.

Parmi les 17 films présentés, Olga vous recommande Saliout-7, film à suspense un peu dans le style de Gravity (2013) d’Alfonso Cuaron, mais en plus réel : le film est basé sur des événements réels de l’année 1985. Et aussi Fraternité (Leaving Afghanistan), dernier film de Pavel Lounguine, auteur de l’inoubliable Taxi Blues (1990). Enfin, Une grande fille de Kantemir Balagov a obtenu le Prix de mise en scène dans la section Un certain regard au dernier festival de Cannes.

Renseignements et horaires sur le site du festival
Réservations sur le site d’Ecrans de Paris

« Du côté ensoleillé de la rue » de Dina Rubina enfin disponible en français

« Découvrez l’un des meilleurs romans de notre temps » proclame la jaquette du livre. Olga, fan de toujours de Dina Rubina, en est parfaitement d’accord et vous incite à vous ruer sur ce livre et à en profiter pleinement. Du côté ensoleillé de la rue (Macha Publishing, 440 pages, 19,90€) est en effet le premier roman de Dina Rubina traduit en français si on excepte la nouvelle Le double nom de famille parue en 1996 chez Actes Sud.

Dina Rubina (née en 1953 à Tachkent, vit depuis 1990 en Israël) est un des auteurs russes les plus appréciés et récompensés. Elle a écrit 40 romans, mais sa langue très imagée et inattendue en rend la lecture en russe difficile pour les non-russophones et la traduction malaisée. Dans Du côté ensoleillé de la rue, Dina Rubina revient dans le Tachkent multinational des années 50-60 et y met en scène deux femmes, mère et fille. Leur destin se déroule jusqu’à notre époque dans une narration captivante où flashbacks et histoires parallèles abondent, comme d’habitude chez Dina Rubina. Le parfait cadeau pour Noël vous suggère Olga!

Mois de novembre russe au Théâtre l’Atalante: Boulgakov, groupe Novaïa Avstralia, formation GITIS

Le Théâtre l’Atalante (10, place Charles Dullin, 75018) s’offre pour ce mois de novembre 2019 une programmation aussi russe que variée.

Du 4 au 6 novembre 2019, , le Théâtre Dramatique d’Astrakhan présente au théâtre de l’Atalante Morphine, pièce mise en scène par Alexis Matsaïev d’après la nouvelle (1927) de Mikhaïl Boulgakov sur la toxicomanie et la chute d’un jeune médecin en poste dans la campagne russe juste après la Révolution. Notez que, vu le sujet, ce spectacle en russe (surtitré en français) est réservé aux plus de 14 ans.

Ensuite, pause musicale le 9 novembre 2019 avec le concert du groupe de rock Novaïa Avstralia.

Enfin, pour les professionnels du théâtre (acteurs et metteurs en scène), le théâtre de l’Atalante se transforme du 11 au 23 novembre 2019 en succursale du GITIS (Institut National des arts du théâtre), le plus ancien établissement de formation théâtrale de Russie. 12 jours et 72 heures de master-classes, dirigées par des professeurs du GITIS (Youri Boutoussov, metteur en scène du Théâtre Vakhtangov de Moscou; Vladimir Baïtchev, directeur de la fondation Mikhaïl Tchekhov). Les inscriptions s’achèvent le 30 octobre!

Tous les détails sur le site du Théâtre l’Atalante

« Je veux voir Mioussov » de Valentin Kataiev au Theo Théâtre

Valentin Kataiev (1897-1986), journaliste et écrivain, s’inscrit dans le courant du réalisme soviétique mais se veut avant tout l’écho de la voix du peuple. Ses textes sont souvent satiriques, comiques et politiquement engagés. Sa comédie Je veux voir Mioussov (1947) en est un bon exemple et n’a pas pris une ride en 70 ans. Synopsis: Zaïtsev, un homme sain d’esprit et de bonne volonté, arrive à la maison de repos « Les Tournesols » et veut voir le fonctionnaire Mioussov pour une signature. Victime de la complexité administrative, Zaïtsev est obligé de mentir pour entrer dans l’établissement. Il n’imagine pas qu’il va déclencher un engrenage de quiproquos dont il ne sortira pas indemne.

Au-delà du vaudeville, Valentin Kataiev nous invite ici à réfléchir sur les limites et les dérives des institutions : le pouvoir démesuré qu’elles donnent à leurs représentants, leurs exigences inégales selon si elles accueillent une célébrité ou une personne du peuple et leur quête obsessionnelle de prestige. C’est ce double aspect qui a séduit les responsables de la compagnie Amri Théâtre, formée de comédiens rompus à l’improvisation. Steven Drevillon et Céline Lesage mettent en scène ce spectacle comique au Théo Théâtre (20 rue Théodore Deck, 75015) cet automne tous les jeudis à 21h jusqu’au 19 décembre 2019. Renseignements et réservations sur le site du théâtre

Le Rêveur de la forêt au musée Zadkine

Espace de liberté ou d’ensauvagement, « la lisière » de la forêt représente l’une des frontières physiques et symboliques du monde civilisé. Les artistes de la modernité – le sculpteur cubiste Ossip Zadkine notamment – ne cessent de franchir ce seuil en quête de renouveau, fascinés autant par le « modèle » de la nature sauvage que par l’exemple des « primitifs » : formes brutes et expressives des arts extra-occidentaux, formes archaïques, arts populaires, art brut. Chez Zadkine, ces influences croisées se retrouvent des Vendanges (1918) à ses « totems » de bois encore tout empreints de leur histoire végétale. Son enfance russe s’y lit en filigrane, comme chez Natalia Gontcharova : la forêt y révèle une infinie puissance d’invention de récits et de formes.

L’exposition « Le Rêveur de la forêt » organisée au musée Zadkine à Paris (100bis rue d’Assas, Paris 6ème, du 27 septembre 2019 au 23 février 2020) se propose ainsi d’éclairer de manière inédite l’oeuvre d’Ossip Zadkine en la confrontant à celles d’autres artistes. Grâce à des prêts exceptionnels, une centaine d’oeuvres d’Apollinaire, Jean Arp, Joseph Beuys, Munch, Picasso et bien d’autres encore dialoguent avec celles d’Ossip Zadkine. Un bon prétexte pour (re)visiter le musée Zadkine, par exemple samedi 3 octobre 2019 jusqu’à 23h dans le cadre de la Nuit des Musées?

Ossip Zadkine, Les vendanges (1918)