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Noël avec les Editions Borealia et la Russie du Grand Nord

Les Editions Borealia d’Emilie Maj, c’est bien plus que les carnets de notes et agenda perpétuel russes dont nous vous avons déjà parlé. Ethnologue de formation Emilie Maj s’est prise de passion pour les régions et peuples du Grand Nord russe: Yakoutes, Mongols et Bouriates (lac Baïkal), Mansis (Sibérie occidentale), etc.

Borealia publie ainsi des recueils de contes populaires, ainsi que des romans, CDs et DVDs d’auteurs, chanteurs et cinéastes de ces régions. Et pour les enfants, la collection « Les Nordiques jeunesse » propose contes et romans sur les mêmes thèmes et écrits ou illustrés par des artistes du cru.

Et comme Emilie Maj est aussi alsacienne, son héros Petit Renne a aussi droit à une édition bilingue français-alsacien de son bestseller Petit Renne a peur de tout. Benoît, le mari alsacien d’Olga, applaudit des deux mains…

Pour trouver ces cadeaux de Noël originaux, rendez-vous sur le site ou directement à la boutique Borealia (33 rue de la Villette, 75019)

Russkaya literatura

Après le cinéma, place à la littérature! Le salon « Russkaya literatura » s’installe du vendredi 6 après-midi au dimanche 8 décembre 2019 inclus au centre russe du quai Branly à Paris. Une vingtaine d’éditeurs seront présents ainsi qu’une trentaine d’auteurs russes et autant de français! Parmi les plus connus, Hélène Carrère d’Encausse et Vladimir Fedorovski viendront présenter leur dernier livre (respectivement La Russie et la France, de Pierre le Grand à Lénine et La grâce venue des neiges) tandis que Marek Halter et David Foenkinos participeront à des débats et tables rondes. Parmi les petits éditeurs, nous vous recommandons Borelia avec de très intéressants recueils de contes des peuples du nord de la Russie (yakoutes, mongols, etc.) et de très beaux contes pour enfants, en français bien sûr.

Renseignements pratiques sur le site de Russkaya literatura

Regards de Russie: semaine 2019 du cinéma russe à Paris

Cette 17ème édition de « Regards de Russie« , le festival du film russe à Paris, a lieu du 13 au 19 novembre 2019 et comme d’habitude au cinéma Arlequin (75006), et accessoirement au Majestic Passy (75016) et au Centre Orthodoxe Russe (75007) pour une séance chacun.

Parmi les 17 films présentés, Olga vous recommande Saliout-7, film à suspense un peu dans le style de Gravity (2013) d’Alfonso Cuaron, mais en plus réel : le film est basé sur des événements réels de l’année 1985. Et aussi Fraternité (Leaving Afghanistan), dernier film de Pavel Lounguine, auteur de l’inoubliable Taxi Blues (1990). Enfin, Une grande fille de Kantemir Balagov a obtenu le Prix de mise en scène dans la section Un certain regard au dernier festival de Cannes.

Renseignements et horaires sur le site du festival
Réservations sur le site d’Ecrans de Paris

« Du côté ensoleillé de la rue » de Dina Rubina enfin disponible en français

« Découvrez l’un des meilleurs romans de notre temps » proclame la jaquette du livre. Olga, fan de toujours de Dina Rubina, en est parfaitement d’accord et vous incite à vous ruer sur ce livre et à en profiter pleinement. Du côté ensoleillé de la rue (Macha Publishing, 440 pages, 19,90€) est en effet le premier roman de Dina Rubina traduit en français si on excepte la nouvelle Le double nom de famille parue en 1996 chez Actes Sud.

Dina Rubina (née en 1953 à Tachkent, vit depuis 1990 en Israël) est un des auteurs russes les plus appréciés et récompensés. Elle a écrit 40 romans, mais sa langue très imagée et inattendue en rend la lecture en russe difficile pour les non-russophones et la traduction malaisée. Dans Du côté ensoleillé de la rue, Dina Rubina revient dans le Tachkent multinational des années 50-60 et y met en scène deux femmes, mère et fille. Leur destin se déroule jusqu’à notre époque dans une narration captivante où flashbacks et histoires parallèles abondent, comme d’habitude chez Dina Rubina. Le parfait cadeau pour Noël vous suggère Olga!

Mois de novembre russe au Théâtre l’Atalante: Boulgakov, groupe Novaïa Avstralia, formation GITIS

Le Théâtre l’Atalante (10, place Charles Dullin, 75018) s’offre pour ce mois de novembre 2019 une programmation aussi russe que variée.

Du 4 au 6 novembre 2019, , le Théâtre Dramatique d’Astrakhan présente au théâtre de l’Atalante Morphine, pièce mise en scène par Alexis Matsaïev d’après la nouvelle (1927) de Mikhaïl Boulgakov sur la toxicomanie et la chute d’un jeune médecin en poste dans la campagne russe juste après la Révolution. Notez que, vu le sujet, ce spectacle en russe (surtitré en français) est réservé aux plus de 14 ans.

Ensuite, pause musicale le 9 novembre 2019 avec le concert du groupe de rock Novaïa Avstralia.

Enfin, pour les professionnels du théâtre (acteurs et metteurs en scène), le théâtre de l’Atalante se transforme du 11 au 23 novembre 2019 en succursale du GITIS (Institut National des arts du théâtre), le plus ancien établissement de formation théâtrale de Russie. 12 jours et 72 heures de master-classes, dirigées par des professeurs du GITIS (Youri Boutoussov, metteur en scène du Théâtre Vakhtangov de Moscou; Vladimir Baïtchev, directeur de la fondation Mikhaïl Tchekhov). Les inscriptions s’achèvent le 30 octobre!

Tous les détails sur le site du Théâtre l’Atalante

« Je veux voir Mioussov » de Valentin Kataiev au Theo Théâtre

Valentin Kataiev (1897-1986), journaliste et écrivain, s’inscrit dans le courant du réalisme soviétique mais se veut avant tout l’écho de la voix du peuple. Ses textes sont souvent satiriques, comiques et politiquement engagés. Sa comédie Je veux voir Mioussov (1947) en est un bon exemple et n’a pas pris une ride en 70 ans. Synopsis: Zaïtsev, un homme sain d’esprit et de bonne volonté, arrive à la maison de repos « Les Tournesols » et veut voir le fonctionnaire Mioussov pour une signature. Victime de la complexité administrative, Zaïtsev est obligé de mentir pour entrer dans l’établissement. Il n’imagine pas qu’il va déclencher un engrenage de quiproquos dont il ne sortira pas indemne.

Au-delà du vaudeville, Valentin Kataiev nous invite ici à réfléchir sur les limites et les dérives des institutions : le pouvoir démesuré qu’elles donnent à leurs représentants, leurs exigences inégales selon si elles accueillent une célébrité ou une personne du peuple et leur quête obsessionnelle de prestige. C’est ce double aspect qui a séduit les responsables de la compagnie Amri Théâtre, formée de comédiens rompus à l’improvisation. Steven Drevillon et Céline Lesage mettent en scène ce spectacle comique au Théo Théâtre (20 rue Théodore Deck, 75015) cet automne tous les jeudis à 21h jusqu’au 19 décembre 2019. Renseignements et réservations sur le site du théâtre

Le Rêveur de la forêt au musée Zadkine

Espace de liberté ou d’ensauvagement, « la lisière » de la forêt représente l’une des frontières physiques et symboliques du monde civilisé. Les artistes de la modernité – le sculpteur cubiste Ossip Zadkine notamment – ne cessent de franchir ce seuil en quête de renouveau, fascinés autant par le « modèle » de la nature sauvage que par l’exemple des « primitifs » : formes brutes et expressives des arts extra-occidentaux, formes archaïques, arts populaires, art brut. Chez Zadkine, ces influences croisées se retrouvent des Vendanges (1918) à ses « totems » de bois encore tout empreints de leur histoire végétale. Son enfance russe s’y lit en filigrane, comme chez Natalia Gontcharova : la forêt y révèle une infinie puissance d’invention de récits et de formes.

L’exposition « Le Rêveur de la forêt » organisée au musée Zadkine à Paris (100bis rue d’Assas, Paris 6ème, du 27 septembre 2019 au 23 février 2020) se propose ainsi d’éclairer de manière inédite l’oeuvre d’Ossip Zadkine en la confrontant à celles d’autres artistes. Grâce à des prêts exceptionnels, une centaine d’oeuvres d’Apollinaire, Jean Arp, Joseph Beuys, Munch, Picasso et bien d’autres encore dialoguent avec celles d’Ossip Zadkine. Un bon prétexte pour (re)visiter le musée Zadkine, par exemple samedi 3 octobre 2019 jusqu’à 23h dans le cadre de la Nuit des Musées?

Ossip Zadkine, Les vendanges (1918)

Rétrospective Kira Mouratova à la Cinémathèque

Figure marquante du cinéma soviétique et postsoviétique des années 1960 jusqu’au XXIe siècle, Kira Mouratova (née Korotkova) fait partie des cinéastes les plus censurés de la période de la stagnation soviétique. Elle réussit pourtant à résister dans des contextes aussi divers que difficiles, traverse la fin de l’ère soviétique, l’entre-deux de la perestroïka puis les premières décennies post-soviétiques et l’effondrement de l’industrie cinématographique. Ses derniers films sont produits avec le soutien du ministère de la culture d’Ukraine.

Disparue en juin 2018, elle aura ainsi réalisé, en 45 ans, seize longs métrages et quatre courts. Ses films ont su poser un regard intransigeant sur le monde contemporain, décrivant le système administratif soviétique dans une petite ville de province (Brèves rencontres, 1967), la société de consommation dans sa folie et sa cruauté (Mélodie pour orgue de Barbarie, 2009), ou la crise existentielle de la perestroïka (Le Syndrome asthénique, 1989). Kira Mouratova installe une tension permanente entre réel et théâtralité. Fascinée par la frontalité du théâtre, elle travaille la performance de ses acteurs, qu’elle compare volontiers, pour le rythme et la sonorité, à des airs d’opéra. En même temps, la cinéaste aime improviser et travailler avec la matière du réel, ou ce qu’elle appelle « la résistance du réel », en confrontant, entre autres, acteurs professionnels et non professionnels. Autres motifs récurrents de l’oeuvre mouratovienne : la reprise et la répétition, comme dans son tout dernier film, L’Éternel retour (2012), où un producteur projette des rushes d’un film inachevé et où la même scène est rejouée par divers acteurs, laissant le spectateur savourer variations et répétitions ad libitum – puisque le film n’est pas fini et ne le sera jamais.

Célèbre en Russie, Kira Mouratova est méconnue en France. La Cinémathèque (51 rue de Bercy, 75012) propose une rétrospective des films de Kira Mouratova du 25 septembre au 20 octobre 2019. Avec le 26 septembre 2019 « Qui êtes vous… Kira Mouratova? » , une conférence d’Eugénie Zvonkine, maître de conférences en cinéma à l’université Paris 8. Une excellente occasion de découvrir cette réalisatrice sans concession!

Infos détaillées sur le site de la Cinémathèque.

Visuel tiré du film Citoyens de deuxième classe

Tournée du théâtre Vakhtangov de Moscou

Une des plus grandes institutions théâtrales de Russie fait escale à Paris dans le cadre de sa tournée centenaire. Fondé en 1921 rue de l’Arbat à Moscou, le Théâtre Vakhtangov est resté synonyme d’excellence dans son interprétation des grands classiques russes et autres.

Sous la direction artistique du lituanien Rimas Tuminas, le Théâtre Vakhtangov propose au Théâtre Marigny à Paris Eugène Onéguine (du 20 au 26 septembre 2019) suivi de Oncle Vania (du 27 septembre au 3 octobre 2019). Notez qu’Eugène Onéguine est ici interprété comme une pièce de théâtre et non comme l’opéra auquel nous sommes habitués!

En tout 12 représentations à ne pas manquer. Informations et billets sur le site du Théâtre Marigny.


Activités musicales et culturelles avec le Centre Artima

Le Centre Culturel Franco-Russe « ArtimA » à été créé par Maria Christiany, née Tchouvakhina, violoniste-concertiste, musicologue, titulaire du Certificat d’Aptitude (CA) aux fonctions de professeur de musique (CNSM de Paris), diplômée du Conservatoire Tchaïkovski à Moscou.

Centre ArtimA propose une vaste gamme d’activités musicales, artistiques et linguistiques : musique sous toutes les formes, dessin-peinture, ainsi que des cours de langues (français et anglais, russe pour les enfants même les tout-petits). Les professeurs du Centre ArtimA sont des professionnels avec une riche expérience, diplômés des établissements supérieurs de l’ex-Union Soviétique, donc issus de la fameuse « Ecole Russe ». Leur but est également de mettre en place des projets, des concerts, des représentations culturelles, ainsi que des rencontres permettant de mieux connaître la Russie pour mieux l’apprécier.
Pour plus d’information n’hésitez pas à les contacter: 06 40 11 18 47 ou 06 84 11 07 86
Mail: centreartima@gmail.com
Adresse:17, rue Bleue, 75009 (métro Cadet, ligne 7 ou Bonne Nouvelle, ligne 8, 9)
Les inscriptions pour l’année 2019-2020 sont ouvertes !