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« Du côté ensoleillé de la rue » de Dina Rubina enfin disponible en français

« Découvrez l’un des meilleurs romans de notre temps » proclame la jaquette du livre. Olga, fan de toujours de Dina Rubina, en est parfaitement d’accord et vous incite à vous ruer sur ce livre et à en profiter pleinement. Du côté ensoleillé de la rue (Macha Publishing, 440 pages, 19,90€) est en effet le premier roman de Dina Rubina traduit en français si on excepte la nouvelle Le double nom de famille parue en 1996 chez Actes Sud.

Dina Rubina (née en 1953 à Tachkent, vit depuis 1990 en Israël) est un des auteurs russes les plus appréciés et récompensés. Elle a écrit 40 romans, mais sa langue très imagée et inattendue en rend la lecture en russe difficile pour les non-russophones et la traduction malaisée. Dans Du côté ensoleillé de la rue, Dina Rubina revient dans le Tachkent multinational des années 50-60 et y met en scène deux femmes, mère et fille. Leur destin se déroule jusqu’à notre époque dans une narration captivante où flashbacks et histoires parallèles abondent, comme d’habitude chez Dina Rubina. Le parfait cadeau pour Noël vous suggère Olga!

Mois de novembre russe au Théâtre l’Atalante: Boulgakov, groupe Novaïa Avstralia, formation GITIS

Le Théâtre l’Atalante (10, place Charles Dullin, 75018) s’offre pour ce mois de novembre 2019 une programmation aussi russe que variée.

Du 4 au 6 novembre 2019, , le Théâtre Dramatique d’Astrakhan présente au théâtre de l’Atalante Morphine, pièce mise en scène par Alexis Matsaïev d’après la nouvelle (1927) de Mikhaïl Boulgakov sur la toxicomanie et la chute d’un jeune médecin en poste dans la campagne russe juste après la Révolution. Notez que, vu le sujet, ce spectacle en russe (surtitré en français) est réservé aux plus de 14 ans.

Ensuite, pause musicale le 9 novembre 2019 avec le concert du groupe de rock Novaïa Avstralia.

Enfin, pour les professionnels du théâtre (acteurs et metteurs en scène), le théâtre de l’Atalante se transforme du 11 au 23 novembre 2019 en succursale du GITIS (Institut National des arts du théâtre), le plus ancien établissement de formation théâtrale de Russie. 12 jours et 72 heures de master-classes, dirigées par des professeurs du GITIS (Youri Boutoussov, metteur en scène du Théâtre Vakhtangov de Moscou; Vladimir Baïtchev, directeur de la fondation Mikhaïl Tchekhov). Les inscriptions s’achèvent le 30 octobre!

Tous les détails sur le site du Théâtre l’Atalante

« Je veux voir Mioussov » de Valentin Kataiev au Theo Théâtre

Valentin Kataiev (1897-1986), journaliste et écrivain, s’inscrit dans le courant du réalisme soviétique mais se veut avant tout l’écho de la voix du peuple. Ses textes sont souvent satiriques, comiques et politiquement engagés. Sa comédie Je veux voir Mioussov (1947) en est un bon exemple et n’a pas pris une ride en 70 ans. Synopsis: Zaïtsev, un homme sain d’esprit et de bonne volonté, arrive à la maison de repos « Les Tournesols » et veut voir le fonctionnaire Mioussov pour une signature. Victime de la complexité administrative, Zaïtsev est obligé de mentir pour entrer dans l’établissement. Il n’imagine pas qu’il va déclencher un engrenage de quiproquos dont il ne sortira pas indemne.

Au-delà du vaudeville, Valentin Kataiev nous invite ici à réfléchir sur les limites et les dérives des institutions : le pouvoir démesuré qu’elles donnent à leurs représentants, leurs exigences inégales selon si elles accueillent une célébrité ou une personne du peuple et leur quête obsessionnelle de prestige. C’est ce double aspect qui a séduit les responsables de la compagnie Amri Théâtre, formée de comédiens rompus à l’improvisation. Steven Drevillon et Céline Lesage mettent en scène ce spectacle comique au Théo Théâtre (20 rue Théodore Deck, 75015) cet automne tous les jeudis à 21h jusqu’au 19 décembre 2019. Renseignements et réservations sur le site du théâtre

Le Rêveur de la forêt au musée Zadkine

Espace de liberté ou d’ensauvagement, « la lisière » de la forêt représente l’une des frontières physiques et symboliques du monde civilisé. Les artistes de la modernité – le sculpteur cubiste Ossip Zadkine notamment – ne cessent de franchir ce seuil en quête de renouveau, fascinés autant par le « modèle » de la nature sauvage que par l’exemple des « primitifs » : formes brutes et expressives des arts extra-occidentaux, formes archaïques, arts populaires, art brut. Chez Zadkine, ces influences croisées se retrouvent des Vendanges (1918) à ses « totems » de bois encore tout empreints de leur histoire végétale. Son enfance russe s’y lit en filigrane, comme chez Natalia Gontcharova : la forêt y révèle une infinie puissance d’invention de récits et de formes.

L’exposition « Le Rêveur de la forêt » organisée au musée Zadkine à Paris (100bis rue d’Assas, Paris 6ème, du 27 septembre 2019 au 23 février 2020) se propose ainsi d’éclairer de manière inédite l’oeuvre d’Ossip Zadkine en la confrontant à celles d’autres artistes. Grâce à des prêts exceptionnels, une centaine d’oeuvres d’Apollinaire, Jean Arp, Joseph Beuys, Munch, Picasso et bien d’autres encore dialoguent avec celles d’Ossip Zadkine. Un bon prétexte pour (re)visiter le musée Zadkine, par exemple samedi 3 octobre 2019 jusqu’à 23h dans le cadre de la Nuit des Musées?

Ossip Zadkine, Les vendanges (1918)

Rétrospective Kira Mouratova à la Cinémathèque

Figure marquante du cinéma soviétique et postsoviétique des années 1960 jusqu’au XXIe siècle, Kira Mouratova (née Korotkova) fait partie des cinéastes les plus censurés de la période de la stagnation soviétique. Elle réussit pourtant à résister dans des contextes aussi divers que difficiles, traverse la fin de l’ère soviétique, l’entre-deux de la perestroïka puis les premières décennies post-soviétiques et l’effondrement de l’industrie cinématographique. Ses derniers films sont produits avec le soutien du ministère de la culture d’Ukraine.

Disparue en juin 2018, elle aura ainsi réalisé, en 45 ans, seize longs métrages et quatre courts. Ses films ont su poser un regard intransigeant sur le monde contemporain, décrivant le système administratif soviétique dans une petite ville de province (Brèves rencontres, 1967), la société de consommation dans sa folie et sa cruauté (Mélodie pour orgue de Barbarie, 2009), ou la crise existentielle de la perestroïka (Le Syndrome asthénique, 1989). Kira Mouratova installe une tension permanente entre réel et théâtralité. Fascinée par la frontalité du théâtre, elle travaille la performance de ses acteurs, qu’elle compare volontiers, pour le rythme et la sonorité, à des airs d’opéra. En même temps, la cinéaste aime improviser et travailler avec la matière du réel, ou ce qu’elle appelle « la résistance du réel », en confrontant, entre autres, acteurs professionnels et non professionnels. Autres motifs récurrents de l’oeuvre mouratovienne : la reprise et la répétition, comme dans son tout dernier film, L’Éternel retour (2012), où un producteur projette des rushes d’un film inachevé et où la même scène est rejouée par divers acteurs, laissant le spectateur savourer variations et répétitions ad libitum – puisque le film n’est pas fini et ne le sera jamais.

Célèbre en Russie, Kira Mouratova est méconnue en France. La Cinémathèque (51 rue de Bercy, 75012) propose une rétrospective des films de Kira Mouratova du 25 septembre au 20 octobre 2019. Avec le 26 septembre 2019 « Qui êtes vous… Kira Mouratova? » , une conférence d’Eugénie Zvonkine, maître de conférences en cinéma à l’université Paris 8. Une excellente occasion de découvrir cette réalisatrice sans concession!

Infos détaillées sur le site de la Cinémathèque.

Visuel tiré du film Citoyens de deuxième classe

Tournée du théâtre Vakhtangov de Moscou

Une des plus grandes institutions théâtrales de Russie fait escale à Paris dans le cadre de sa tournée centenaire. Fondé en 1921 rue de l’Arbat à Moscou, le Théâtre Vakhtangov est resté synonyme d’excellence dans son interprétation des grands classiques russes et autres.

Sous la direction artistique du lituanien Rimas Tuminas, le Théâtre Vakhtangov propose au Théâtre Marigny à Paris Eugène Onéguine (du 20 au 26 septembre 2019) suivi de Oncle Vania (du 27 septembre au 3 octobre 2019). Notez qu’Eugène Onéguine est ici interprété comme une pièce de théâtre et non comme l’opéra auquel nous sommes habitués!

En tout 12 représentations à ne pas manquer. Informations et billets sur le site du Théâtre Marigny.


Activités musicales et culturelles avec le Centre Artima

Le Centre Culturel Franco-Russe « ArtimA » à été créé par Maria Christiany, née Tchouvakhina, violoniste-concertiste, musicologue, titulaire du Certificat d’Aptitude (CA) aux fonctions de professeur de musique (CNSM de Paris), diplômée du Conservatoire Tchaïkovski à Moscou.

Centre ArtimA propose une vaste gamme d’activités musicales, artistiques et linguistiques : musique sous toutes les formes, dessin-peinture, ainsi que des cours de langues (français et anglais, russe pour les enfants même les tout-petits). Les professeurs du Centre ArtimA sont des professionnels avec une riche expérience, diplômés des établissements supérieurs de l’ex-Union Soviétique, donc issus de la fameuse « Ecole Russe ». Leur but est également de mettre en place des projets, des concerts, des représentations culturelles, ainsi que des rencontres permettant de mieux connaître la Russie pour mieux l’apprécier.
Pour plus d’information n’hésitez pas à les contacter: 06 40 11 18 47 ou 06 84 11 07 86
Mail: centreartima@gmail.com
Adresse:17, rue Bleue, 75009 (métro Cadet, ligne 7 ou Bonne Nouvelle, ligne 8, 9)
Les inscriptions pour l’année 2019-2020 sont ouvertes !

Fête de fin d’année 2018-2019

Gros succès d’affluence pour notre traditionnelle fête de fin d’année ce vendredi 14 juin 2019! Heureusement, une météo clémente nous a permis d’envahir la cour du centre pour profiter des spectacles: saynètes de théâtre (Tchekhov) et chants interprétés par nos élèves sous la houlette de notre directrice artistique Tatiana, et un concert de la chanteuse populaire Veronyka Bulytcheva pour conclure. Et pour nourrir les discussions, le traditionnel buffet russe: pirojki (5 variétés: miaso, iaïtso, kartochka, kapousta et gribi), seliotka, salade vinaigriet, kolbasa, ogourtsi (solionii et frais), avec bière, vin moldave, kvas et vodka à volonté!

Merci à tous pour votre bonne humeur, bel été et rendez-vous début octobre pour une nouvelle année ensemble!

Fête 2019 du Centre de Langue Russe de Paris: concert de Veronyka Bulytcheva

Carte Blanche à Pétia Iourtchenko

Le Théâtre de Paris (15 rue Blanche, 75009) présente le 17 juin à 20h30 Carte Blanche à Pétia Iourtchenko, masterclass présentée par le fondateur de la troupe Romano Atmo. Il s’agit en fait d’une soirée entièrement dédiée à la danse tzigane et à la culture russe. Et après la représentation, un repas traditionnel russe – préparé par le bistro le Zakouski – sera servi aux spectateurs dans le hall du Théâtre, sur réservation.

Pétia Iourtchenko est né à Donetzk en 1957, dans la tribu des «Vlach». À l’âge de 16 ans, il passe le concours du prestigieux «Théâtre Romen» de Moscou. Il devient alors le plus jeune comédien, danseur, chanteur dans l’histoire du théâtre. Il se forme parallèlement à l’institut «Gnesenski», où il étudie l’art dramatique, la danse, le chant et l’histoire de l’art. Pétia se produit dans toute la Russie, ainsi qu’à l’étranger.

Prix du spectacle: de 23€ à 43€ (repas en option à 28€, voir le menu sur le site du théâtre). Nos élèves bénéficient d’une réduction de 15% sur le spectacle en cas d’achat groupé (plus de 3 billets) ICI ou en réservant par téléphone au 01 48 74 25 37 .

Du Gabon à la Russie avec Jann Halexander & Veronika Bulycheva

Veronyka Bulycheva, chanteuse, guitariste et compositeur russe, est bien connue de nos anciens pour avoir égayé notre fête de fin d’année il y a quelque temps. Bis repetita placent: elle reviendra cette année pour notre fête de fin d’année le 14 juin 2019 avec un nouveau répertoire et de nouveaux musiciens.

En attendant, elle se produit le 16 mai avec l’artiste Jann Halexander au piano dans un spectacle-concert en binôme Urgence de vous – Du Gabon à la Russie.

Les deux sont musiciens auteurs compositeurs et interprètes, chacun a son parcours original : ils présentent et mélangent leurs univers personnels à travers leurs chansons et des dialogues poignants.
On se retrouve en face de polémiques actuelles autours des clichés et des préjugés liés à leurs pays d’origine : être biculturel est une fragilité et force à la fois. Ils vous invitent à voguer sur deux rives d’un seul fleuve nommé ‘humanité’ !

Le spectacle a lieu le jeudi 16 mai 2019 à 21h15 au bateau théâtre « Le Nez Rouge » Face au 13 Quai de l’Oise, 75019 Paris, Bassin de la Villette.

Réservations au 01 42 00 71 99. Mentionnez que vous êtes élève du Centre de Langue Russe, et vous bénéficierez d’un tarif réduit à 10€ (au lieu de 15€)!